Et si l’intelligence artificielle nous obligeait à redevenir profondément humains ?

Il y a quelque chose d’un peu vertigineux dans ce que nous sommes en train de vivre. En quelques secondes, une intelligence artificielle peut aujourd’hui écrire un texte, trouver un nom, imaginer un concept, créer une image, proposer une stratégie ou construire le plan d’un site internet. Des choses qui, hier encore, demandaient des heures de travail deviennent accessibles presque instantanément.

Forcément, une question finit par surgir : que nous restera-t-il lorsque les outils sauront presque tout faire ?

Je me la pose régulièrement, notamment parce que mon métier est directement concerné par cette transformation. Et plus j’y réfléchis, plus j’ai envie de retourner la question : et si cette révolution technologique, plutôt que de nous éloigner de ce que nous sommes, nous obligeait au contraire à y revenir ? Et si l’intelligence artificielle nous poussait finalement à devenir plus singuliers, plus créatifs, peut-être même plus humains ?

Quand produire ne suffit plus

Pendant longtemps, une partie de mon métier a consisté à donner une forme aux idées : trouver les bons mots, créer une identité, concevoir un univers graphique, construire un site ou imaginer une manière de raconter une entreprise. Aujourd’hui, une partie de ce travail peut être considérablement accélérée par les outils numériques et l’intelligence artificielle, et je ne pense pas qu’il faille nécessairement le regretter.

J’utilise moi-même ces outils. Ils me permettent de chercher, d’explorer, de confronter une intuition, de structurer une pensée ou d’essayer plusieurs directions beaucoup plus rapidement. Ils peuvent être de formidables facilitateurs.

Mais quelque chose est malgré tout en train de changer. Lorsque produire devient facile, produire ne suffit plus.

Nous pouvons tous obtenir un texte bien écrit, générer une belle image, demander dix idées de publications, vingt slogans ou cinq concepts de marque. Le risque est alors de voir apparaître un paradoxe : n’avoir jamais produit autant de contenus et avoir, dans le même temps, de plus en plus de mal à percevoir la personne qui se trouve derrière.

À force d’utiliser les mêmes outils, les mêmes références et parfois les mêmes demandes, nous retrouvons les mêmes mots, les mêmes images, les mêmes promesses et les mêmes histoires parfaitement racontées. Tout devient beau, juste, professionnel… mais parfois terriblement semblable.

Et c’est peut-être précisément à cet endroit que les choses deviennent intéressantes.

Et si vous commenciez par retrouver votre propre fil ?

Si votre communication ne raconte plus vraiment qui vous êtes ou si votre activité a évolué, Le Fil Vivant® vous propose de revenir à la source. Pendant huit semaines, je vous accompagne individuellement pour explorer votre histoire, vos valeurs, votre territoire, votre savoir-faire et votre vision, puis transformer cette matière en une identité et une communication cohérentes, singulières et profondément incarnées.

Le prochain accompagnement débute le 1er octobre. Je n’accueille qu’une nouvelle personne par mois. Si cette démarche résonne avec ce que vous vivez aujourd’hui, écrivez-moi …

Ce que la machine ne possède pas

Face à cette uniformisation possible, il reste tout ce que la machine ne possède pas : une enfance, un paysage que l’on connaît presque par cœur, une odeur, une maison, un objet que l’on a gardé sans vraiment savoir pourquoi, un geste appris auprès de quelqu’un, une conviction née d’une expérience ou encore une manière très particulière d’exercer son métier.
Il reste nos rencontres, nos erreurs, nos contradictions, les lieux auxquels nous sommes attachés, ce que nous avons reçu … Il reste aussi nos sensations, nos intuitions, nos rêves et tous ces éléments parfois minuscules qui, mis bout à bout, constituent une manière singulière d’être au monde.

Une intelligence artificielle peut m’aider à raconter mon histoire, mais elle ne l’a pas vécue. Elle peut trouver cent manières de parler de transmission, mais elle ne sait pas ce que j’ai reçu. Elle peut générer un paysage breton magnifique, mais elle n’a jamais marché dans le paysage auquel je suis personnellement attachée.

Cette différence pourrait sembler infime. Je crois au contraire qu’elle va devenir de plus en plus importante.

Et si nous arrêtions de chercher à être différents ?

Cette réflexion rejoint directement ce que je cherche à faire émerger avec Le Fil Vivant®.

Dans la communication et le branding, nous parlons énormément de différenciation. Nous observons nos concurrents, nous cherchons un positionnement original, nous regardons les tendances et nous essayons de trouver le concept qui permettra à notre entreprise de sortir du lot.

Mais plus j’avance, plus je crois que cette différence est déjà là, en nous, et qu’il faut apprendre à la révéler.

C’est pour cette raison que Le Fil Vivant commence bien avant le logo, le site internet ou les réseaux sociaux. Il commence par cinq dimensions : l’histoire, les valeurs, le territoire, le savoir-faire et la vision.

L’histoire nous permet de comprendre d’où nous venons et ce que nous transportons avec nous. Les valeurs font émerger ce qui compte réellement et ce qui guide nos choix. Le territoire parle de notre ancrage, des lieux qui nous façonnent et de notre manière d’habiter le monde. Le savoir-faire ne raconte pas seulement ce que nous savons faire, mais la façon particulière dont nous avons appris à le faire. Enfin, la vision donne une direction à tout cela : ce que nous voulons construire, transformer ou transmettre.

Pris séparément, ces éléments peuvent paraître assez ordinaires. Mais lorsqu’on commence à les relier, des récurrences apparaissent, des évidences remontent, une cohérence se dessine. Peu à peu, une identité se révèle sans avoir besoin d’être artificiellement inventée.

C’est ce fil que je cherche à retrouver.

Des idées pour prendre un peu de recul, nourrir sa réflexion et continuer à tirer son propre fil.

Continuer à suivre le fil

Je partage dans cette newsletter mes réflexions autour de la créativité, de l’identité, de la transmission, de nos façons de travailler et de communiquer — et de ce que les transformations de notre époque viennent questionner dans tout cela.

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